CORUM L’EPARGNE

Nicolas TROUSSEL est un grand spécialiste du Tour de France à la Voile, et a remporté deux fois la Course du Figaro (2006 et 2008).
Ces débuts en IMOCA remontent à l’année dernière dans la Route du Rhum 2019.

Son bateau, pour le Vendée Globe, est une bombe hors-norme, mis a l’eau en début d’année.

Autant dire que sa préparation et son entraînement ont été quelque peu contrariés par la crise du COVID19 qui sévit depuis mars 2020.

A la proue, les éléments caractéristiques des nouveaux IMOCA à foils, volants au dessus des vagues par bonne brise :étrave courte, hors d’eau et le dessus rabaisser pour bien pénétrer mes vagues en cas d’enfournement.

A la poupe : protection et sécurité !
Un cockpit totalement isolé des paquets de mer.
Le pont, le rouf et les passavant sont au même niveau.

Au niveau du cockpit, de chaque côté, deux bulle de plexi permettent d’avoir une vue panoramique sur la proue et le gréement.


Sur CORUM L’EPARGNE, deux foils “horizontaux” qui descendent un peu en oblique, avec l’extrémité recourbée vers le haut, tels les Winglets présents à l’extrémité des ailes des AIRBUS récents.
L’écoulement de l’aile dans l’air … l’écoulement du foil dans l’eau … tout cela n’est que mécanique des fluides !

Compagnie du Lit – Jiliti

Nouveau venu dans la course autour du monde en solitaire, Clément GIIRAUD arrive avec un bateau ancien, mais  bien rôdé.
Construit en 2008 pour Jérémie BEYOU pour le Vendée Globe, c’est avec Louis BURTON qu’il renviendra en 2016.

Pour Clément Giraud, avec un sponsor tel que COMPAGNIE DU LIT … on espère qu’il a un équipement digne d’un 5 étoiles pour se reposer !
Matelas à ressorts ?
Matelas en mousse et latex sur sommier à latte (;-))
J’aurai donné cher pour visiter l’intérieur.

Visible sur légèrement à gauche du mat, dans sa housse de protection grise ; une des dérives latérales.
Compagnie du Lit – Jiliti est un IMOCA de 2008. Il n’a pas été équipé de foils mais a conservé ces dérives droites.

Equipe de préparation du bateau en plein travail.

Vue détaillé de l’hydrogénérateur bâbord de Compagnie dii Lit – Jiliti.
Cette hélice assure la production d’électricité.


Dans le coin bâbord du cockpit protégé de Compagnie du Lit – Jiliti … un nuage d’étiquettes noires sur lesquelles on peut lire un à deux noms.
Des amis ?
Des donateurs ?


Détail des mystérieuses étiquettes de la capote :

BUREAU VALLEE 2

Voici un skipper qui n’est pas nouveau dans la course transatlantique.

Louis BURTON a déjà 2 Vendée Globe derrière lui, avec une 7ème place lors de la dernière édition ( et 3 départ du Rhum et 4 Transat Jacques Vabre).

Et son bateau … ce n’est rien de moins que l’ex-BANQUE POPULAIRE VII, vainqueur  du dernier Vendée Globe 2016-2017 avec Armel Le Cleac’h.

Première génération d’IMOCA à foils en 2015.
Ce sont des foils dont l’angle de sortie est assez peu inclinés et qui ne dépassent pas sur le pont.


Vue en détail du foil tribord de BUREAU VALLEE 2.


Sur BUREAU VALLEE 2, cockpit ouvert sur l’arrière, mais protégé par une capote rigide.


Détail du safran tribord, en position relevée.
Cette position sera privilégiée en course, pour le safran sur le bord au vent (donc normalement surélevé par la gîte), car cela permet de réduire la traînée mais également, et surtout, cela évite la perte du safran s’il rencontre un OFNI !
(Objet Flottant Non Identifié …)

Mais qui est ce sponsor ?

Charal, Banque Populaire, Macif, Hugo Boss … on connait.
Mais Bureau Vallée … pas certain !

Voilà donc quelques informations : “Bureau Vallée est une enseigne de la grande distribution spécialisée dans la papeterie, les fournitures de bureau, bureautique et consommables informatiques. L’enseigne a été fondée en 1990 par Bruno Peyroles.”
https://www.bureau-vallee.fr/

BANQUE POPULAIRE X

Pour son premier tour du monde …
Pour son premier Vendée Globe,
Clarisse n’a pas un IMOCA neuf, équipé de foils.

Mais ce bateau à une longue histoire et un beau palmarès : c’est l’ancien MACIF de François GABART, vainqueur du Vendée Globe 2012-2013.
Il a également remporté deux “Route du Rhum”.

Premier IMOCA pris en main par Clarisse CREMER en 2019, c’est déjà une belle performance que de se lancer dans un Vendée Globe.

Portrait de Clarisse, avec tous les concurrents, sur le mur d’un bâtiment face au ponton.

BANQUE POPULAIRE X est un IMOCA mis à l’eau en 2011, pour François GABART, pour le Vendée Globe 2012.
Il possède deux dérives latérales, inclinées vers la quille.
Le cockpit est ouvert et plutôt exposé …



Sur l’arrière, on voit les deux hydrogénérateurs, chargés de produire l’électricité du bord.
Bien visible du chaque côté de la capote rigide : deux bulles de plexi, permettant d’avoir une bonne visibilité de l’avant et du gréement, tout en restant à l’abri !


Détail de la partie bâbord du cockpit, avec la bulle de plexi.


En complément, voici un très beau portrait de Clarisse, dressé par Luc Le Vaillant dans LIBERATION :
https://www.liberation.fr/sports/2020/11/04/la-voici-la-voila_1804580

PHOTO de Rémy Artiges, illustrant l’article dans Libération.

ARKEA PAPREC

Ce superbe IMOCA rouge et bleu fait partie des derniers nés de la flotte.
Mis à l’eau en 2019, ce bateau possède des formes originales très affûtées.

C’est Sébastien SIMON qui sera skipper.
Grand spécialiste de la classe FIGARO.

Tout comme ces voisins de ponton dernière génération, ARKEA PAPREC possède un grand roof qui cache en fait un cockpit fermé qui protègera le skippeur pendant la course.
Les foils sont ici de forme d’arc de cercle et d’une impressionnate longueur ! Vus du ponton, ils semblent faire plus de 6 mètres !
Sur l’avant, deux voiles sur enrouleur.
Vue en détail du foil bâbord.
Exagérément sorti vers le haut pour des réglages, on prend conscience de la longueur de l’appendice !
Sur ARKEA, on voit que le foil est peu invasif dans l’espace intérieur (outre le mécanisme de réglage de ses mouvements).
Il semble tout juste longer la coque.
ARKEA PAPREC, avec son étrave réduite, pour percer les vagues.
Sur le bout-dehors, deux emmagasineurs à disposition.

Sur les deux photos suivantes, on prend la mesure de la puissance et de la vitesse à laquelle pourra avancer ce voilier.

Cliquez sur la photo pour visualiser en plus grand.

La forme de coque très large vers le bas, aidera le bateau à bien se repositionner lors de la redescente après avoir “volé” sur son foil.

Et ce bout-dehors … orifices respiratoires de la bête ?

Il n’est pas sans rappeler le nez du Desman des Pyrénées ou Rat-trompette