Année 1, profitons de notre beau voilier ! (:-()

Le voilà sur la remorque, un dernier coup d’anti-fouling et on ne reparlera d’hivernage que dans 8 mois !
A nous les plaisir de la croisière à la voile !

PREMIERE SORTIE : pour commencer, un petit tour en famille, pour rejoindre Noirmoutier.

Je l’avait passé il y a 2 mois lors du convoyage, nous voici passant le pont de Cheviré pour une descente de la Loire d’environ 5 heures jusqu’à Saint-Nazaire.
Le temps est superbe.


Au fil de l’eau, entre deux rives très peu urbanisées, nous découvrons les points forts de la Loire.

Non, la Loire n’est pas en crue.
Non, il n’y a pas eu érosion …
C’est la maison dans la Loire, oeuvre du Voyage A Nantes.
en savoir plus cliquez ici
Nous arrivons devant Couëron.
Le long de la route bordé de platane, la majestueuse tour à plomb.

Non ce n’est pas un phare !

Cette tour à plomb est un monument exceptionnel et véritablement énigmatique pour les nouveaux visiteurs !

Son utilité était avant tout militaire … mais pas dans l’architecture … cette tour servait à fabriquer les nombreux plomb tirés par les fusils (principalement la mitraille) !
Construite en 1878, on y faisait fondre le plomb en haut, ce dernier, liquide passait au travers de grilles calibrées qui laissaient tomber des gouttes de plomb.
Pendant leur chute, elles devenaient parfaitement sphériques et durcissaient avant d’arriver en bas de la tour !

La Loire sauvage. La plaine sud longeant le canal de la Martinière.

Sur le bateau, les précédents propriétaires avaient installé un filet sur les filières … car ils avaient un chien à bord !
Cuit par le soleil … le filet … (;-)) ne restera as longtemps en place !

Dans le carré, c’est un plaisir d’avoir autant de place !
Table et banquette pour 6 à 7 personnes, ça fait de la place pour jouer aux Playmobil … tant que l’on ne gîte pas trop.

Le pont de Saint-Nazaire est passé, route au SO pour rejoindre l’Herbaudière à 15 milles.
Notre première journée en mer.
Notre première nuit à bord.
Je ne suis pas loin du bonheur !!!


Le lendemain, même temps.
Petit déjeuner à bord, avec pain frais et croissants.
On quitte le ponton, marée basse mais avec suffisamment d’eau à l’entrée du port et dans le chenal, nous quittons L’Herbaudière.

10 mètres après avoir passé l’alignement de la digue, une énorme bruit et un choc fait trembler sous nos pied …
Panique à bord, une rocher ?
je cours dans le carré, inspecte les fonds après avoir soulevé les planchers,
rien, pas d’eau, pas de trace de craquement, les varangues sont intactes.
Me voilà rassuré !
Mais qu’est-ce que ce choc ?
Seule explication : la dérive.
Je tourne le treuil permettant de la descendre et je vois le câble détendu revenir avec une extrémité sectionnée !
Durant la journée de la veille, nous l’avions montée et descendue et ce matin, le câble a rompu en sortant du port !
Comme ça, juste pour nous foutre la frousse.
La dérive, plaque en acier de 17 mm représentant un 1/4 de cercle de 1,5 m de diamètre et pesant environ 120 kg a donc été libre de descendre d’un coup, autour de son axe, jusqu’à la butée d’arrêt, barre d’inox solide de 3 cm de diamètre !
Le bruit et les vibrations étaient donc ce choc contre la butée, avec rebond, puisque nous avions identifié deux coups.

Quelle frousse !
Quelle malchance pour cette première sortie … cela n’a pas véritablement mis en confiance le reste de la famille pour qui c’était la première sortie à bord.

Nous devions rejoindre Arzal, en remontant la rivière Vilaine.
Changement de programme, nous arrêtons finalement notre petite croisière à La Turballe, port en eau profonde, puisque nous voilà avec un tirant d’eau de 2m20 …

Nous voilà avec un beau problème à résoudre avant notre prochaine sortie en famille !

Année 1, convoyage

On est en mars, nous voilà propriétaires d’un superbe voilier habitable de 10 mètres, parfaitement équipé pour les croisières lointaines … même si notre programme des prochaines années sera principalement de familiariser tout le monde à la voile dans les îles de Bretagne, à la navigation, par tout temps ou presque, suivant ce que la météo estivale nous imposera !

Notre voilier est un CHAMPAGNE, petite série en polyester réalisée par le chantier AUBIN (Nort-sur-Erdre) sur les plans du grand architecte naval, Philippe Harlé.
Facile à deviner, tous ces bateaux ont un nom d’alcool (à quelques rares exceptions prêtes).

Le bateau sorti de l’eau pour l’expertise avant achat.
Pour un bateau de 33 ans, une expertise des parties immergées était préférable.

Comme beaucoup de voiliers sur plans Harlé, le CHAMPAGNE possède un pavois en bois (ici peint en bleu), courant sur un peu plus de la moitié de la longueur du bateau, en lieu et place du rail de fargue habituel sur les bateaux de série.

Première sortie : convoyage du bateau jusqu’à Nantes.

Notre bateau est tranquillement installé au port de Folleux depuis de nombreuses années.
Le port de Folleux … vous ne connaissez pas ?
Normal pourrais-je dire … c’est une série de pontons, posés sur la Vilaine au niveau de la commune de Nivillac,
La Vilaine : rivière dont l’estuaire est au fond de la baie située entre Piriac-sur-Mer et Damgan et qui court jusqu’à Rennes !
La Vilaine est bien connue pour son barrage et son immense port de plaisance Arzal – Camoel, avec plus de 1 000 places et un terre-plain de 300 places.

Vue du barrage d’Arzal, vue depuis l’aval (partie eau de mer !)
A gauche, l’écluse et la salle de contrôle du pont ouvrant et des portes d’écluses.

Nous voilà donc en route pour une grande boucle : le contour de la Presqu’île Guérandaise jusqu’au pont de Saint-Nazaire, et remontée de la Loire sur environ 50 km.

Voici l’album photo de cette première navigation à bord de notre CHAMPAGNE.

Descente de la Vilaine depuis Folleux :

A 4 milles de Folleux, on passe à La Roche-Bernard, avec son pont suspendu à haubans. Tout du long de la Vilaine, de superbes aplombs rocheux qui dominent la rivière.

Ponts de la Roche-Bernard.
3 ponts se sont succédés.
Ici, le second, terminé en 1911 et détruit par les Allemands en 1944..
Le second, encore en fonction aujourd’hui a été inauguré en 1960.
(Le premier sera terminé en 1839 mais détruit par une tempête en 1852)

Après 7,5 milles depuis Folleux, nous arrivons au barrage d’Arzal.

Pour attendre l’heure de l’écluse, petit arrêt le long du quai.
Porte d’écluse ouverte, pont levé, nous pouvons nous engager dans l’écluse.
Nous quittons l’eau douce pour rejoindre l’eau de mer !

Après l’écluse, environ 45 minutes de navigation dans les méandres de la Vilaine et nous passons la dernière bouée, nous voilà enfin en mer !

Après tant d’années à y penser.
Tant d’années à savoir que ce jour allait arriver.
Me voilà donc enfin à la barre de notre premier bateau, 11 mois après m’être lancé dans l’analyse d’un premier stock de petites annonces, tout c’est finalement déroulé assez rapidement.
Satisfait de cette découverte (qui connait le CHAMPAGNE ?), je suis déjà en parfaite harmonie avec mon bateau.
L’horizon que je regarde, voilà plus de 40 ans que je le connais, ce plan d’eau, entre Piriac et Hoédic n’a plus aucun secret pour moi, mais je vais enfin pouvoir pousser les navigations plus loin !
Première escale de ce convoyage … à la maison … nous voilà dans le port de Piriac !

Notre CHAMPAGNE, première escale : PIRIAC
Cliquer ici pour voir en plus grand.

Premier repas à bord,
Premier apéro …
Première nuit à bord !
Me voilà empli de bonheur et je donnerai tant pour que cela dure plus qu’une nuit !

Le lendemain, poursuite de la navigation.
Après contournement du Croisic, route SUD-EST vers le phare du Grand CHARPENTIER, face à la Pointe de Chémoulin.

A l’horizon, le phare du Grand Charpentier.
1,5 milles plus loin, on débutera le long chenal de Loire, devant nous amener sous le pont de Saint-Nazaire.
Les Chantiers de l’Atlantique : construction de paquebots
Le pont de Saint-Nazaire, il nous reste encore de la route.
Il nous faudra parcourir plus de 7 mille de chenal de Loire pour passer le pont !
Pour voir en grand cliquez ici.

Après quelques heures de navigation sous les nuages, avec le courant de marée montante, nous arrivons à Nantes.

Sur une Loire miroir, nous arrivons au pont de Cheviré, porte d’entrée de Nantes

Fin du convoyage de notre bateau, il passera les semaines à venir au port à sec, dans le quartier de Chantenay, le temps de lui faire un petit toilettage pour notre premier été de navigations.

L’heure du choix

Après un premier mois à cadrer le projet et définir la cible, le budget …
Voici 8 mois de recherche et de suivi des annonces qui viennent de s’écouler.

Dans ma liste à suivre, tableau détaillé dans l’article précédent, j’y retrouve donc les différents modèles de bateaux identifiés comme potentiellement intéressants et on y voit donc que sur mes 8 mois de recherche et d’analyse du marcher d’occasion j’ai eu :
– 5 annonces de GIBSEA 28DL
– 4 ATALIA 32
– 3 NEPTUNE 99
… etc …
et un CHAMPAGNE … modèle découvert grâce à cette prospection, tout comme le NEPTUNE 99.

Voici le tableau des plus intéressantes annonces suivies :

Globalement, tous ces voiliers étaient entre 9 000 et 29 000 euros.
En regardant le tableau 1 des modèles, ils faisaient de 8,80 m à 10 m de coque et ont été construits entre 1977 à 1989.

Dans mes recherches, il y avait les critères importants sur le confort, place à bord, espace de vie et équipement pour une famille de 5 personnes (couchettes, cuisine).

A regarder les équipements on voit que peu d’annonces répondent véritablement à mes critères. Celle qui s’en approche le plus est le CHAMPAGNE … bateau qui m’était alors totalement inconnu !
D’autres sont un peu au dessus du budget et le restent même avec une marge de négociation.

Au bout de 8 mois, j’ai sélectionné 3 bateaux que je suis allé visiter : ATTALIA 32, GIBSEA 28 DL et CHAMPAGNE.
Je n’ai hélas pas pu visiter de NEPTUNE 99, ce voilier me plaisait par son beau carré sous le cockpit (hélas peut être un peu bas de plafond ?)
Voici une vue du carré du NEPTUNE99, depuis la descente :

Après ces 3 visites, cela a été une véritable révélation.

Tout d’abord, malgré une taille extérieure relativement équivalente l’habitabilité et le confort son totalement différents.

En suite, un bateau bien entretenu, très soigné à l’intérieur et dont les aménagements ont été améliorés par le propriétaire offrent un véritable plus par rapport au voilier restés dans leur jus, même bien entretenus. En effet, dans les années 80, les rangements n’étaient pas légion si ce n’est sous les banquettes du carré.

Après ces trois visites, il n’y avait aucun doute, c’est le CHAMPAGNE qui correspondait à nos attentes.
Ce voilier, j’aurai pu le deviner avec son nom, a été dessiné par Philippe Harlé. Un nom d’alcool, comme les fameux MUSCADET, ARMAGNAC, COGNAC …
Et pour couronner tout cela, ce CHAMPAGNE, en résine polyester, a été construit au chantier AUBIN. Celui-ci, c’est le N°7, pour 14 unités construites.

Equipé de deux couchettes arrière (un double et une grande simple … ou petite double !) en plus de la chambre avant (1 couchette) et des deux banquettes du carré.
Côté équipement, grand réfrigérateur, plaque 2 feux + four gaz. Cuisine deux éviers.
Petite salle d’eau + WC avec système de pompage pour prendre une douche.
Panneaux solaire, guindeau.
Offrant un tirant d’eau de 1m35 dérive relevée et 2,20 m dérive baissée, cela est parfait.

Je demande une seconde visite avec un essai moteur et voile.
Sur ce CHAMPAGNE, hélas, le moteur n’est pas tout jeune … un VOLVO 2002 (18 CV) ayant 1 700 heures …. mais installé d’occasion sur ce voilier. Les 1 700 heures ne représentent que son utilisation sur ce voilier.
Visuellement, il n’est pas hors d’état mais il accuse le coup quand même.

Lors de l’essai, démarrage au quart de tour, pas trop de bruit, bon régime, bonne accélération, tout se passe très bien.
L’essai sous voile est concluant. GV et génois sont en bon état, avec 3 prises de ris sur la GV.
Il n’y a donc aucun point noir au tableau.
Reste à voir la coque, le gouvernail, la quille.
Nouveau rendez-vous pris quelques semaine plus tard pour une sortie de l’eau et une visite d’un expert.
Pour ce type de bateau, 10m, 6 tonnes, et ce type d’utilisation (croisière côtière à hauturière en famille) nous ne voulons pas nous passer d’une expertise professionnelle.

La visite est intéressante.
Tout le bateau est analysé, tous les points sensibles scrutés, et commentés avec moi, ce qui permet d’avoir une idée encore plus précise de l’état du bateau.

La mise à sec est faite et on fait l’inspection de coque : quelques minuscules cloques mais non suintantes donc par de problème d’osmose … première grosse inquiétude levée !
Arbre d’hélice, hélice et gouvernail en très bon état.
Aucune trac d’impact sur la quille, dérive en acier bien rouillée … mais ça c’est normal car le bateau n’a pas eu son entretien des parties immergées puis quelques années !

Quelques jours après je reçois le rapport complet d’expertise.
Tout est clair, le bateau est en bon état vu son âge. L’équipement est riche et en bon état également.
Le gréement est en bon état, espars et haubans.
Les fonds du bateau sont propres et les boulons de quille en parfait état.
Aucune fatigue visible du pont ni du rouf depuis l’intérieur.
Une bonne étanchéité de la jonction périphérique coque/pont.

Seul point “gris” du tableau, le moteur dont on ne connait au final ni l’âge, ni l’état de fatigue …

Me voilà dans une situation où :
– j’ai trouvé un bateau qui correspond aux attentes, dériveur lesté avec 5 couchages et un grand volume intérieur : la carré permet d’assoir facilement 6 personnes à table.
le voilier a des équipements en plus de ceux espérés (guindeau électrique, panneaux solaire, grand réfrigérateur, pilote automatique récent)
– le prix d’achat est dans le budget fixé
– ce modèle de voilier m’était totalement inconnu mais son architecte et le chantier qui l’a construit sont dans à un haut niveau de renommée.
– on se retrouve quelques mois avant l’été ce qui permet d’envisager quelques menus travaux et des belles navigations en perspective …

NE RESTE PLUS QU’A SE DÉCIDER ….

Financièrement, c’est dans notre budget, mais le vendeur n’ayant aucune autre visite depuis mon premier appel, je me dis que je peux un peu négocier le prix.
On fait une visite en famille.
Tout le monde le trouve bien équipé, visiblement robuste et bien habitable.

Mais après tout cet achat et cet envie de croisières en famille … c’est mon trip à moi … et personne d’autre n’a une expérience permettant d’avoir un avis différent.
Je prend donc la responsabilité de cet achat, pour le bien de la famille … et pour mon bien à moi !
Le bonheur des navigations à la voile !
Voilà tant d’années que j’attends ce moment.

Etant donné l’âge du bateau (construit en 1984), et souhaitant le faire assurer tous-risques, je décide de faire une expertise. Le propriétaire propose de payer la sortie d’eau, c’est un bon geste.

L’expert fait une visite complète quantitative et qualitative (lorsque cela est possible) de tout le bateau et de tout ce qui s’y trouve.
A sec, une analyse de la coque ne montre aucun signe d’osmose, juste quelques rares petites cloques (moins de 8 mm de diamètre) réparties sur les 10 cm de la flottaison, sans écoulement si on les perce.

Nous signons donc une promesse d’achat, et se mettons d’accord sur une ristourne de 1 500 euros.

Nous voilà propriétaire de notre premier bateau : un CHAMPAGNE.

Voici les caractéristiques de notre CHAMPAGNE.
Plan : Philippe Harlé
Chantier : AUBIN, à cette époque installés à Saffré (44)
Date de première immatriculation : 15 février 1984
Second propriétaire en 1997.
Nous seront donc les troisièmes propriétaires de ce CHAMPAGNE.

Nous possédons le n°7.
Seulement 14 voilier CHAMPAGNE sortirons du chantier.

Dimensions :
Longueur de coque : 10 m
Longueur flottaison : 8 m
Largeur maxi : 3,35 m
Déplacement : 6 000 kg
Lest : 2000 kg
Dérive amovible par poulie : 150 kg (en version acier)
Tirant d’eau : 1,40 m à 2,20 m

Gréement-accastillage:
Mât avec 2 barres de flèche avec bastaques
1 winchs sur pied de mât
2 winchs sur piano
2 winchs pour écoutes de génois
2 winchs pour écoutes de spi
Guindeau GOÏO

Voilure :
Grand voile avec 3 lattes & 3 prises de ris : 23 m2
Génois à enrouleur : 36 m2
Génois léger sur étais largable : 25 m2
Foc n°1 sur étais largable : 15 m2
Spi traditionnel avec un impressionnant tangon, fixé à demeure au mât sur une extrémité.

Moteurs successifs, sans indication de date :
Equipé d’un RENAULT COUACH DX2 RC18 à l’origine.
Remotorisé en VETUS.
Puis remotorisé à nouveau en VOLVO 2002 de 18Cv.
Ce moteur, installé d’occasion, a tourné 1 700 heures sur le CHAMPAGNE, sans indication de son ancienneté précédente …

Côté équipement extérieur :
– Un portique INOX avec bossoir pivotants d’annexe.
Deux panneaux solaires orientables sur le portique.

Nous en sommes au bout de cette belle aventure qu’est l’achat d’un bateau.
Maintenant, vous pourrez suivre nos sorties, nos croisières, les chantiers d’hivernage … tout ce qui fait la vie d’un propriétaire de bateau, dans le fil de la rubrique “Croisières & Navigations” – “CHAMPAGNE pour tout le monde !”


Epluchons les annonces !

Je vais donc vous présenter la recherche de mon propre bateau.
Mon premier bateau !

Avant de parcourir les annonces, j’ai défini ma cible,
comme vu dans l’article précédent :”Savoir ce que l’on veut

Ce que je recherche, c’est un voilier d’environ 10m, des couchettes pour 5, un équipement pour la croisière hauturière de 5 à 10 jours.
Et avec un budget de 20 000 euros, je cherche évidemment dans la catégorie occasion !

Par ailleurs, ma zone de navigation étant la Bretagne sud (pour les premières années), je ne souhaitais pas avoir un tirant d’eau trop important, j’ai donc décidé de m’orienter vers un dériveur lesté et pas un quillard.
Cela permet une plus grande sérénité en navigation le long des côtes ou des îles de cette région, assez réputée pour ses côtes déchiquetées !

Autre critère important : ce voilier, il me fallait l’acheter impérativement avant l’été suivant. Voilà des années que j’en parlais.
Voila 1 ou 2 ans que je me disais l’an prochain …
Les enfants grandissent et on voit rapidement que l’envie de partager le bonheur de la voile et de la croisière avec eux ne sera plus possible lorsqu’ils auront 18 ans …
Cet achat devait donc aboutir impérativement.

Dans le lignes qui suivent, je vais donc vous expliquer les étapes qui m’ont amené à analyser l’offre des bateaux d’occasion, les outils mis en place pour m’aider et enfin l’analyse finale qui m’a amené à faire mon choix.

Lors de cette recherche, passionnante, car vous savez que votre acquisition arrive … mais aussi assez stressante car vous pourrez passer à côté de bonnes affaires mais on ne vous y prendra pas deux fois !


——————————————

Je me suis donc lancé sur plusieurs site d’annonces sur internet.
Tous les deux à trois jours, en faisant de nouvelles recherches, je complétais ma liste des bateaux potentiels avec les éventuels nouveau modèle rencontrés.

Après quelques jours d’analyse des sites d’annonces, mes recherches ont fait ressortir 14 modèles différents dont voici la liste :
(pour info, comme dit plus haut : DL = Dériveur Lesté)

Gib’Sea 282
Gib’Sea 28 DL
Sun Dream 28
SUN ODYSSEY 29.2 DL
SUN WAY 28 DL
First 29 DL / QR
GIB’SEA 302
SUN LIGHT 30 DL
ATTALIA 32 DL
FIRST 305 DL
GIBSEA 31 DL
GIBSEA 96 DL
NEPTUNE 99
CHAMPAGN
E


Comme indiqué dans l’article précédent, a chaque ajout d’un modèle dans cette liste, j’ai complété un premier tableau, avec les informations descriptives prises sur les fiches bateaux des sites spécialisés.

Exemple pour le FIRST 305 :
https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/bateau/fiche-technique/?query=first+305

Voici la liste des informations collectées :
37 caractéristiques qui permettent de répondre à quelques interrogations à la lecture de certaines annonces.

Modèle
Chantier
Architecte
Année de lancement de la série
Année de fin de la série
Nombre produits
Longueur de coque (m)
Largeur de coque/Flot.  (m)
Longueur de flottaison (m)
Type d’appendice
Matériau
Barre
Tirant d’eau (m)
Tirant d’eau max (m)
Tirant d’eau min (m)
Voilure au portant (m²)
Voilure au près (m²)
Grand-voile
Foc ou génois
Spi classique
Bout dehors
Tirant d’air
Type de gréement
Lest (kg)
Déplacement lège (kg)
Type de transmission moteur
Puissance standard (ch)
Capacité carburant (l)
Nombre cabines minimum
Nombre cabines maximum
Nombre couchettes minimum
Nombre couchettes maximum
Toilettes
Salle(s) d’eau
Hauteur sous barrot (m)
Capacité eau (l)
Cuve eau noire

Ce premier tableau avec toutes les caractéristiques est essentiel pour comparer les bateaux.
Cela permet également de ne pas se limiter au détail des annonces, parfois maigres sur ce domaines ou parfois avec des info erronées (tirant d’eau approximatif, longuer hors-tout au lieu de longueur de coque ou de flottaison …)

Voici la restitution de ce tableau :

Liste des voiliers/bateaux 10m après quelques semaines de recherche sur les sites d’annonces.
Cliquez pour voir le tableau en détail

En parallèle de cette collecte d’informations sur chaque modèle, j’ai également fait un tableau récapitulatif de chaque annonce.

Le but étant, pour chaque bateau à vendre et correspondant à ma cible, d’avoir tous les éléments permettant de faire des comparaisons (équipements, âge, confort, électronique …) qui expliquerons parfois des écarts de prix et surtout mettrons en avant les équipements à éventuellement acheter ou remplacer avant d’en profiter.

Bref, un outil indispensable à partir du moment ou vous suivez plus de 5 annonces différentes !
Car si pendant mes 8 mois de recherches j’ai identifié 14 modèles différents, cela a représenté pratiquement 30 bateaux différents en vente, 30 annonces à éplucher …

Ce second tableau, voici la liste des informations qu’il contient :

Premières informations :
le prix (actuel) et le prix d’origine … en effet, sur 6 à 10 mois, le prix peut parfois baisser et c’est une information importante à garder. En milliers d’euros
L’âge du bateau … et la distance à laquelle il se trouve. En effet, je cherchais sur toute la France donc 700 km à faire pour une visite, il faut que cela se mérite.
le moteur : son âge et surtout sa durée d’utilisation.
Pas d’info sur sa marque ou sa puissance car je pars du principe que ce n’est pas un critère de sélection.
Ici, les informations sur le gréement et les équipements “extérieurs”. J’y indique la présence et éventuellement le nombre.
Gréement, on y touve la Grand-voile, le Génois, la présence d’un enrouleur ou plus, un Tourmentin, une trinquette, un solent, un spi, parfois un jeu de voiles anciennes, le lazybag et lazyjack et des info sur les haubans éventuellement.
Equipements externes : Capote, taud, portique, béquilles, survie, guindeau et jupe
Enfin les derniers groupes d’informations sur le bateau :
Energie : solaire ou éolienne
Mouillage : nb ancres & chaînes
Electronique : GPS, sondeur etc …
Annexe
Equipement intérieur (pour le confort et l’habitabilité en croisière longue) : matelas ( indication si neufs), four, réfrigérateur, chauffage et eau chaude.

Dans ce tableau, une colonne correspond donc à une annonce pour un bateau.
Maintenant, c’est donc l’heure du choix.
Durant 7 mois j’ai parcouru des centaines d’annonces.
Avec mes critères de choix, cela a heureusement été assez facile de définir si un bateau est à garder dans la liste ou non.

Donc après ces mois intenses et passionnants … c’est l’heure du choix …

Cliquez ICI pour voir article suivant.

Si toute ces descriptions vous interpellent.
Si cela vous tente de procéder ainsi, contactez moi ci-dessous, je peux vous aiguiller !