HUGO BOSS

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Alex THOMSON

Immense marin, skipper hors norme, le gallois en est à sa 5ème participation au Vendée Globe.

Ales Thomson est exigent pour son bateau … et s’il veut le pousser au bout, il doit y aller !
C’est ainsi qu’il a détenu à plusieurs reprises de record de distance en 24h.

Son nouvel IMOCA, aux formes innovantes, foils et étrave fine, a été mis à l’eau en août 2019.
Lors de sa première course : un choc avec un OFNI lui impose de larguer sa quille au large et de faire un retour vers les îles du Cap-Vert à petite allure !

Hélas, j’écris ces lignes plusieurs semaines après le départ … et Alex a déjà dû abandonner la course !
C’est donc avec tristesse que je vous invite à la découverte de ce superbe bateau.

Portrait d’Alex, avec tous les concurrents, sur le mur d’un bâtiment face au ponton.

A la poupe, les deux safrans relevés.

Sur HUGO BOSS, à la date de mon passage au ponton : pas d’hydrogénérateurs d’électricité, contrairement à la majorité des autres concurrents.

Les foils d’HUGO BOSS ont une forme circulaire parfaite.

Détail du foil bâbord d’HUGO BOSS.

Vue de la poupe d’HUGO BOSS.
On peut le voir ici, Alex a souhaité avoir un cockpit totalement fermé et, semble-t-il, rigide.
Au centre, une petite ouverture lui permettant les entrées/sorties nécessaires à sa navigation.

Foil tribord sorti : petit travail de précision pour les préparateurs !
ponçage, résine …
On voit ici également la courbe parfaite du foil à la sortie de coque.
Puis un élargissement de l’angle vers l’extrémité.

Vue intégrale d’HUGO BOSS côté tribord.
Voir la photo grand format : ICI.

La coque de l’IMCA HUGO BOSS : miroir de la course au large !
Le foil est tellement acéré qu’il ne donne pas envie de s’y frotter !

GROUPE SETIN

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Habitué des régates hauturières, Manuel COUSIN est lié à son partenaire GROUPE SETIN depuis plus de 15 ans.
Passé à la course au large sur CLASS 40 en 2014 il y connaîtra de beaux succès jusqu’en 2017.
Il passera alors au gabarit IMOCA en 2017 avec l’acquisition du bateau Paprec-Virbac2 de Jean-Pierre Dick.

Construit en 2007, cet IMOCA a à son compteur deux participations au Vendée Globe et à la Barcelona Race.


Ancien IMOCA, avant l’arrivée de foils, GROUPE SETIN a donc deux dérives latérales droites. Ici, elle sont légèrement inclinées vers l’extérieur.

Sur GROUPE SETIN, les safrans sont relevables.
La capote rigide de cockpit est surmontée d’une bulle plexi de chaque côté.

GROUPE APICIL

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Damien SEGUIN va courir son premier Vendée Globe.

C’est pour la route du Rhum 2018 que débute la collaboration entre Damien SEGUIN et le GROUPE APICIL.
Pour cette course, ils acquièrent l’IMOCA construit en 2008, alors baptisé DCNS et skippé par Marc Thiercelin.
Pour l’anecdote, c’est aussi le bateau skippé par François Cluzet dans le film “En solitaire”.

En 2019, il participe à la Transat Jacques-Vabre.

Comme tous les anciens IMOCA, GOUPE APICIL possède un cockpit ouvert, avec une capote rigide.
Pas de modification de ce côté, Damien sera donc exposé sur l’arrière !

Dans le monde de la voile, Damien SEGUIN est une exception.

Pour en arriver là, il lui a fallu se battre plus que tous les autres. Pour ouvrir des portes, pour gravir les échelons, pour passer de la régate à la course au large …
Je ne souhaite pas reprendre ici l’intégralité de son histoire.

Sachez tout de même, si par le plus grand des hasard vous n’êtes pas au courant : Damien a un handicap, il est né sans main gauche.
Cela ne l’a pas empêché de rejoindre l’université STAPS de Rennes, et de porter haut les couleurs du club de voile nantais le SNO.
Dans son palmarès, il ira courir les jeux Olympiques .. et va y briller, en or en 2004 et 2008 !
Il remportera également 5 fois le titre de champion du monde en 2.4mR de 2005 à 2019.
Puis il passera à la course au large de 2009 à 2014 dans la catégorie CLASS 40.


Lisez ce récit : DAMIEN SEGUIN
et vous comprendrez l’histoire et la ténacité de se personnage.

Portrait de Damien, avec tous les concurrents, sur le mur d’un bâtiment face au ponton.

Comme nous l’avons dit, GROUPE APICIL est un “ancien” IMOCA, de 2008.
C’est donc in IMOCA à dérives droites.

Comme on le voit ci-dessus, les dérive droites sont inclinées vers la quille.

A la poupe de son IMOCA, les safrans ne sont pas inclinables, comme sur les derniers modèles.
Ils seront donc constamment à l’eau qu’il soit sur un bord ou sur l’autre.
Cela augmentera donc le risque de collision avec un OFNI, principale cause d’abandon au Vendée Globe (pour des chocs sur la quille, les safrans les foils ou les dérives)

Sur la poupe, GROUPE APICIL possède deux hydrogénérateurs.

De chaque côté de la capote rigide, une excroissance vitrée, permettant de rester protégé des paquets de mer tout en gardant un œil sur l’avant et les voiles.


Pour Damien, la préparation de ce bateau a été très importante :
” Pour la petite histoire, c’est la première fois que j’adapte un bateau spécifiquement à mon handicap. Jusqu’à présent, c’est moi qui m’adaptais au bateau.”

Ici, photo ci-dessus, les poignées du moulin à café ont été adaptées avec des orthèses fixes lui permettant d’y glisser l’extrémité de son poignet gauche.

Bien visibles sur cette photo, les deux OUTRIGGER.
Ce sont les deux bras noirs, fixés à proximité du pied de mat. Ces barres gèrent le maintien du mat au moyen de deux haubans. Il remplacent les habituelles barres de flèches, disposées à mi-hauteur du mat.

Les tapis rouge est sur le ponton … montons à bord !

MERCI

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Seconde participation au Vendée Globe pour Sébastien DESTREMAU.
En 2016, il termina 18 ième.

Pour cette année, il sera sur l’IMOCA MERCI.
Ce bateau a été construit en 2005 pour la transat Jacques-Vabre.
En 2016, c’est Conrad COLMAN qui est à bord et terminera en 16 ème position.

Collée à la poupe de MERCI, sur cette affiche, Sébastien DESTREMAU nous présente son livre, récit de sa participation au Vendée Globe 2016-2017, dont voici le lien : “Seul au monde – 124 jours dans l’enfer du Vendée Globe

Très impliqué dans la préservation de notre planète, et surtout la protection de nos océans, Sébastien DESTREMAU c’est lancé dans ce Vendée Globe en partenariat avec PURE OCEAN.


Merci a été construit en 2005, faisant partie de la classe “ancienne” des IMOCA, sans foils, MERCI a gardé ces dérives latérales.

Ci-dessous, posée sur le côté bâbord, une drive extraite de son puis.

DMG MORI Global One

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En 2016, Kojiro SHIRAISHI a été le premier marin asiatique à participer Vendée Globe.
Pointure de la course au large avec des participations à la VOLVO OCEAN ou à des courses sur multicoques, il acquière en 2016 l’ancien bateau de d’Alex Thomson (Vendée Globe 2012-1013).
Hélas, il démâte au Cap de Bonne-Espérance et est contraint à l’abandon.

Son arrivée dans le monde de la voile et de la course au large est incroyable.

Finissant ses études, à 18 ans, au Japon, il découvre l’existence de Yukoh Tada, chauffeur de taxi, amoureux de la voile et participant à des courses trans-océaniques.

Il le contacte et le persuade de le prendre sous son aile pour lui inculquer toutes les connaissances nécessaires à la pratique de la voile. C’est ainsi que pendant 6 années ils vont collaborer et Kojiro va ainsi acquérir toute l’expérience nécessaire à des participations à des courses au large.

En 1989, pour la première du Vendée Globe, Yukoh sera invité à participer au Vendée Globe. Mais faute de sponsor, il devra y renoncer.

En 1991, Yokoh se suicide en Australie pendant le Boc Challenge. Kojiro ramène le bateau (open 50 pieds) au Japon et part pour un tour du monde en  1993. Il gagne alors ses galons de skipper.

La mémoire de son ami Yokoh sera maintenue tout au long de ses années en baptisant ses bateaux “Spirit of Yukoh“.


Pour ce Vendée Globe 2020, Kojiro sera bien accompagné pour faire une belle performance.

Son IMOCA est un sister-ship de CHARAL !

DMG MORI Global One a en effet été fait dans le même moule que l’IMOCA de Jérémie Beyou, selon les plans VPLP. Il sera mis à l’eau en septembre 2019.

La ligne globale de DMG MORI est en effet très agressive, avec un franc bord très arrondi vers la proue.

Ce jeudi 22 octobre, l’équipe travaille sur le safran bâbord.

A la poupe, comme tous ses bateaux depuis la disparition de son maître Yukoh, le nom de baptême est “Spirit of Yukoh “.
Ici, le n°V

Dernier né de la flotte d’IMOCA, DMG MORI est équipé de foils modernes, très recourbés et avec un angle de sortie très incliné.

Sur la capote rigide du cockpit, une excroissance vitrée (assez disgracieuse …) permettant d’avoir une bonne vision de l’avant et sur le gréement.

Détail de la sortie du foil tribord.

Sur DMG MORI, les foils traversent le pont et se retrouvent face à face à l’avant du mat.
On voit ainsi que le foil bâbord est remonté.
On voit aussi que les deux foils ne peuvent être remontés tous les deux avec cette disposition !